Entrevue avec Shanipiap sur le lancement de la campagne Toi tasse-toé! C’est mon droit de vivre sur ma terre!

Entrevue avec Shanipiap sur le lancement de la campagne Toi tasse-toé! C'est mon droit de vivre sur ma terre!

À l’occasion du lancement de la campagne Toi tasse-toé! C’est mon droit de vivre sur ma terre, je me suis entretenu avec Shanipiap sur le pourquoi de celle-ci. https://www.gofundme.com/f/8xm5mx-toi-tassetoe-cest-mon-droit-de-vivre-sur-ma-terre
https://www.facebook.com/events/937799034625799
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Lancement de la campagne Toi tasse-toé! C’est mon droit de vivre sur ma terre!Avec le visionnement d’un nouveau film d’Amplifier Films sur la lutte en cours et l’écoute d’une courte entrevue avec Shanipiap réalisée par le CDHAL!

Texte et campagne de ShanipiapNous vous saluons!Nous souhaitons vous raconter notre histoire, nous les gardiens et gardiennes de territoires. Nous sommes Innu, nous sommes les alliés de la nature, nous sommes les premiers habitants de la forêt de l’Amérique du Nord. Présentement, nous sommes les communautés indigènes qui occupons depuis toujours les territoires du Kupek (Québec) comme disaient nos mères.

Nos prédécesseurs nous ont transmis de génération en génération la responsabilité d’établir la pensée que la Mère-Terre est un esprit vivant qui prend soin de notre humanité toute entière. De tout temps, nous sommes des gens qui savent partager entre nous. Nous ne sommes pas parfait mais par contre nous sommes des êtres curieux.

Il y a près de 500 ans, notre ancêtre s’est réveillée à côté d’un nouveau voisin: Elle s’est interrogée « qui est-il? » C’est ainsi, que l’accueil s’est fait tacitement dans notre pays. Et de traité en traité, on a reculé de plus en plus dans la forêt, essayant de survivre devant cette marée de nouveaux arrivants. Jusque dans les années 1970, le nord du Québec était encore bien protégé pour nos chasseurs par les gouvernements. Mais depuis l’entente de la Convention de la Baie-James, la province du Québec est exploitée par les compagnies forestières, minières et pétrolières jusqu’au Grand Nord.

Comme nous sommes ce que nous sommes, attaché à nos valeurs naturelles de protecteur des terres, nous voulons continuer à sauvegarder le peu qui reste. Présentement nous sommes au territoire 59 à Dolbeau/ Mistassini au Saguenay. Nous avons allumé un feu sacré en guise d’espoir. Nous voulons nous faire entendre pour la survie de cette forêt.

Informez-vous sur le traité Petapan. Il y a des explications sur internet.

Nous de notre côté, il est certain que nous allons continuer cette lutte ancestrale. « C’est notre devoir vital», comme le dit le gardien du feu dans le film.

Nous avons besoin d’aide pour continuer à œuvrer loyalement comme gardien de vie sur le territoire. En ce moment, l’urgence de défendre cette forêt, l’eau, les animaux, la végétation et le bien-être des futures générations est préoccupante. Alors si vous désirez nous aider, vous pouvez nous encourager par des dons pour que cette lutte ne soit pas vaine.

Nous vous remercions! Tshinashkumitinan!

Pour vous joindre à nous le vendredi 27 décembre à 19h :
https://meet.jit.si/lancementcampagnetoitassetoecestmondroitdevivresurmaterre

Ou par téléphone Composer : 1-437-538-3987
PIN : 4196 6921 74#
Pour donner à la campagne de financement : https://www.gofundme.com/f/8xm5mx-toi-tassetoe-cest-mon-droit-de-vivre-sur-ma-terre


————-Campaign Launch: “Move Aside, It’s My Right to Live on My Land”With the screening of a new film by Amplifier Films about this ongoing struggle and a short interview with Shanipiap by CDHAL!


Text and Campaign by Shanipiap

Greetings!

We wish to share our story, we, the guardians of the land. We are Innu, allies of nature, the first inhabitants of the forests of North America. Today, we are the Indigenous communities who have always occupied the territories of Kupek (Quebec), as our mothers called it.

Our ancestors have passed down the responsibility, generation after generation, to uphold the belief that Mother Earth is a living spirit who takes care of all humanity. Throughout time, we have been people who know how to share among ourselves. We are not perfect, but we are curious beings.

Nearly 500 years ago, our ancestor woke up next to a new neighbor and wondered, “Who is he?” This marked the beginning of an unspoken welcome in our land. From treaty to treaty, we were pushed further and further into the forest, trying to survive in the face of waves of new arrivals. Until the 1970s, northern Quebec was still well-protected for our hunters by governments. But since the signing of the James Bay Agreement, the province of Quebec has been exploited by forestry, mining, and oil companies all the way to the Far North.

Because we are who we are—bound to our natural values as protectors of the land—we want to continue safeguarding what little remains. Currently, we are on Territory 59 in Dolbeau/Mistassini in Saguenay. We have lit a sacred fire as a symbol of hope. We want our voices to be heard for the survival of this forest.

Learn about the Petapan Treaty; there is information available online.

As for us, it is certain that we will continue this ancestral struggle. “It is our vital duty,” as the firekeeper says in the film.

We need help to continue working faithfully as guardians of life on this territory. Right now, the urgency of defending this forest, its water, its animals, its vegetation, and the well-being of future generations is alarming. So, if you wish to help us, you can support us with donations so this struggle is not in vain.

We thank you! Tshinashkumitinan!

To join us on Friday, December 27 at 7pm:
https://meet.jit.si/lancementcampagnetoitassetoecestmondroitdevivresurmaterreOr by phone
Dial: 1-437-538-3987PIN: 4196 6921 74#
To donate to the fundraising campaign:
https://www.gofundme.com/f/8xm5mx-toi-tassetoe-cest-mon-droit-de-vivre-sur-ma-terre

Complément d’information en français du vidéo SHANIPIAP CONTRE IOC RIO TINTO ET CONTRE LA RÉCONCILIATION

Pour le vidéo SHANIPIAP CONTRE IOC RIO TINTO ET CONTRE LA RÉCONCILIATION : https://youtu.be/eZ-dO4mRMFw

SHANIPIAP CONTRE IOC RIO TINTO ET CONTRE LA RÉCONCILIATION

Jamais la réconciliation sans le respect de nos Droits de Premier Occupant et sans honorer nos terres. Le Canada veut se débarrasser de ses indiens au Canada pour mieux prendre les terres en mettant le mot réconciliation dans la bouche de tous les dirigeants autochtones. On veut nous diriger vers l’autonomie gouvernementale qui détruira ce que nous sommes « ÊTRE » le mieux, indien du Canada avec la loi sur les indiens. La loi sur les indiens nous protège contre le Canada et contre les Conseils de bande vu maintenant les circonstances. Le Canada dit toujours les pensionnats indiens, mais non, la vérité c’est des pensionnats chrétiens pour les indiens. Ce n’est pas les indiens qui ont inventé les pensionnats, c’est la chrétienté avec l’accord des gouvernements. IOC RIO TINTO le voleur moderne du 21e siècle exploite nos terres et cela avec le soutien des chefs des Conseils de Bande sans l’accord du peuple innu. Les conseils de bande sont les nouveaux agents des gouvernements et participent sur le génocide des premiers peuples au Canada. « Tant qu’il restera des terres à protéger, nous serons sans cesse pourchassés. » disait mon grand-père. Shanipiap

Entrevue-webinaire avec Dalie Giroux sur son livre L’oeil du maître (1ère partie de la publication)

Les trois premières questions de l’animateur et les réponses de Dalie Giroux telles que diffusées à En Profondeur sur CKUT, ckut.ca/90.3fm, lundi 5 avril entre 17h et 18h

Dalie Giroux y répond notamment à Norman Ajari

Dans la première partie publiée ici de l’entrevue-webinaire avec Dalie Giroux sur son livre L’oeil du maître, Dalie revient sur le chapitre-titre du livre, elle discute de l’influence prépondérante que la pensée de gens des Premiers Peuples d’ici a eue sur son développement intellectuel et celui de ce livre, notamment de Georges E. Sioui, Pierrot Ross-Tremblay et Noami Fontaine, et elle répond à la critique que lui adresse Norman Ajari dans l’article intitulé Amir Attaran a raison ! Racisme structurel et mythologie blanche au Québec

Cet enregistrement est habité par la référence à un livre phare intitulé Une écologie décoloniale/Penser l’écologie depuis le monde caribéen de Malcom Ferdinand

Je vous recommande aussi fortement cette entrevue avec Malcom Ferdinand sur son livre :

https://soundcloud.com/afrotopiques/malcom-ferdinand-penser-une-ecologie-decoloniale-une-ecologie-du-monde

L’œil du maître. Figures de l’imaginaire colonial québécois

http://memoiredencrier.com/loeil-du-maitre-figures-de-limaginaire-colonial-quebecois/

Dalie Giroux

Avec photos d’archives familiales de l’auteure

L’œil du maître interroge le mythe du maître chez nous qui définit les luttes souverainistes au Québec, la relation au territoire et aux Premières Nations. Contre la conquête, la domination, la surveil-lance, Dalie Giroux revendique une autre idée de l’indépendance, à rebours de la violence fondatrice de l’État. Elle évoque le rendez-vous manqué avec un passé-futur décolonial du Québec et la possibilité d’une chaîne de solidarités qui mobiliseraient les forces vives de la pensée autochtone, des luttes antiracistes, écologiques et féministes afin d’habiter ensemble le territoire. Autrement. Ici. Maintenant.

Extrait

La tâche décoloniale locale serait de rassembler les moyens symboliques et matériels pour déserter la domus de Champlain, sortir de la maison du maître, cesser de dire que nous sommes « hydro-québécois » , détraquer la machine de capture impériale.

Née à Lévis, Dalie Giroux, essayiste, renouvelle la tradition pamphlétaire québécoise. Elle enseigne les théories politiques et féministes à l’Université d’Ottawa. Elle a publié chez Mémoire d’encrier Parler en Amérique. Oralité, colonialisme, territoire en 2019.

Entrevue-webinaire L’oeil du maître et son au-delà : dialogue avec Dalie Giroux

J’entrerai en dialogue avec Dalie Giroux à partir de son livre L’oeil du maître puis j’ouvrirai l’espace pour les différentes interventions des participant.e.s. Cette entrevue sera radiodiffusée à l’émission En Profondeur sur CKUT 90.3fm/ckut.ca le lundi 5 avril entre 17h et 18h

http://memoiredencrier.com/loeil-du-maitre-figures-de…/

L’œil du maître. Figures de l’imaginaire colonial québécois

Dalie Giroux
Avec photos d’archives familiales de l’auteure
L’œil du maître interroge le mythe du maître chez nous qui définit les luttes souverainistes au Québec, la relation au territoire et aux Premières Nations. Contre la conquête, la domination, la surveil-lance, Dalie Giroux revendique une autre idée de l’indépendance, à rebours de la violence fondatrice de l’État. Elle évoque le rendez-vous manqué avec un passé-futur décolonial du Québec et la possibilité d’une chaîne de solidarités qui mobiliseraient les forces vives de la pensée autochtone, des luttes antiracistes, écologiques et féministes afin d’habiter ensemble le territoire. Autrement. Ici. Maintenant.
Extrait
La tâche décoloniale locale serait de rassembler les moyens symboliques et matériels pour déserter la domus de Champlain, sortir de la maison du maître, cesser de dire que nous sommes « hydro-québécois » , détraquer la machine de capture impériale. Née à Lévis, Dalie Giroux, essayiste, renouvelle la tradition pamphlétaire québécoise. Elle enseigne les théories politiques et féministes à l’Université d’Ottawa. Elle a publié chez Mémoire d’encrier Parler en Amérique. Oralité, colonialisme, territoire en 2019.

Émissions En Profondeur des lundis 22 mars et 29 mars : Conférence-discussion au bénéfice du Collectif Mashk Assi et de CKUT

https://www.facebook.com/events/720488158649976

Le Collectif Mashk Assi et l’émission En Profondeur sur CKUT s’unissent pour vous présenter cette soirée conférence-discussion sur les enjeux décoloniaux, antiracistes et environnementaux.

Collectif Mashk Assi

https://www.facebook.com/collectifmashkassi

Le collectif Mashk Assi a été crée par des chasseurs-cueilleurs Ilnuatsh et Peskotomuhkati (passamaquody)

pour soutenir les luttes au front des premiers peuples et Appliqué les souveraineté ancestrale du peuples Ilnuatsh et autres Autochtones. Plusieurs groupes autochtones se joignent au mouvement dont le regroupement des chasseurs-cueilleurs Ilnuatsh. Depuis des temps immémoriaux nous occupons turtle island et maintenons un lien sacré avec la terre et l’univers une relation d’équilibre de respect et de partage. Notre rôle est de protéger la terre, l’eau, la vie, les plantes etc. Pour les générations futures.

Le peuple premier Innuat est présent sur le grand Tshitassinu depuis des temps immémoriaux, jamais le Nitassinan n’a été cédé. Notre rôle en tant que Innuat est de protéger cette terre ancestrale pour les générations futures. Les Innuat se sont toujours organisé autodéterminé sur le Nitassinan, ce principe ancestral se nomme (ilnu utapelitamun) et ce avant des structures étatiques gouvernementales coloniales (conseil de bande) etc. Nous sommes un peuple distinct de par note culture et langue, nous détenons toujours notre souveraineté ancestrale, l’Innu tipenitamun. Tous les grands projets économiques signés par les gouvernes étatiques sont illégaux nous ne les reconnaissons pas. Les conseils de bande représentent l’entité fédérale ils ont pour rôle l’assimilation. Ils n’ont aucune juridiction sur les territoires ancestraux occupés depuis des millénaires par les familles ilnuatsh.

CKUT

http://ckut.ca

CKUT est une station de radio universitaire sans but lucratif située sur le campus de l’université McGill. CKUT diffuse de la musique alternative, des nouvelles, du spoken word à l’ensemble de la communauté montréalaise et ses environs, 24 heures par jour et 365 jours par année. Écoutez-nous sur 90.3 MHz sur la bande FM, au 91.7 par câble, ou encore trouvez-nous en ligne. CKUT est le produit de 200 bénévoles travaillant main dans la main avec les coordinateurs, afin de produire une programmation créative et pertinente, mais aussi de gérer la station. La station fonctionne sur un système de gestion collective qui inclut les bénévoles dans les prises de décisions.

Pour donner au Collectif Mashk Assi

https://www.gofundme.com/f/fonds-de-dfense-territoriale-Mashk-Assi

Pour donner à CKUT

http://ckut.ca/donate

En rappel : Webinaire sur la terrible histoire de John A. Tombé (dit Macdonald)

avec

Benjamin Pillet

Benjamin Pillet, politologue néo-paspéya et chercheur spécialisé en études sur le colonialisme de peuplement

Michaël Paul

Née à Mashteuiatsh, Michaël (Kuekuatsheu) est un nutshimiulnu (ilnu du territoire) chasseurs cueilleurs traditionnel des bassins versant du piekuakami du Nitassinan territoire traditionnel ilnu non cédé. Il s’active depuis plusieurs années sur la ligne de front pour la défense du territoire. Il a été le porte parole de l’alliance pekuakamiulnuatsh un comité ilnu contre le barrage sur la rivière Ouiatchouan, et aussi porte parole du regroupement des familles traditionnelles chasseurs cueilleurs ilnuatsh.Maintenant membre du collectif des premiers peuples défenseurs de la terre et des souverainetés ancestrales. Il a milité dès le début contre le projet GNL il a organisé une manifestation en 2017 contre GNL avec des ilnuatsh de sa communauté et des alliés. Il est également un auteur compositeur interprète son nom d’artiste est Mike Paul Kuekuatsheu. son dernier album Origine a été nominé au indigenous music Awards et aussi au folk canadian music Awards. Ses chansons parle d’agir pour protéger le sacré (la terrre) également des souverainetés ancestrale décoloniale.Il a participé a l’écriture d’un texte du manifeste des premiers peuples avec plusieurs autres alliés autochtone qui ont donné leurs vision de la souveraineté ancestrale avec le collectif ishpitelimatau tshikauinu assi pour la revue liberté.Le projet de gazoduc et l’usine de liquéfaction menacent directement le Nitassinan non cédé, le gazoduc passera sur de nombreux terroire de chasse ilnu et perturbera de nombreuses espèces animale et végétale, en plus du transport de lourd methanier de gaz liquifier dans la pitshitauitshetsh le fjord, ce gaz de fracturation nest pas le bienvenu sur Nitassinan.La population de Mashteuiatsh à organisé une marche également contre le gazoduc en 2020 lors des mouvements de solidarité avec les wetsuwetens. Une entente préliminaire entre le conseil de bande coloniale de mashteuiatsh et GNL a été négocier, le conseil de bande a crée un organisme Mamo aki avec les conseils de bande attikamekw et alguonquiens pour négocier avec gazoduc. Même une société par action a été crée Québec inc. Avec 3 conseil de bande comme actionnaire, dans le descriptif de l’entreprise on note le rôle qui est de négocier du capitale pour le gazoduc et des ententes de dédommagement des activités traditionnelles monétaire.

Louisa Worrell

Louisa Worrell est un membre du mouvement internationale qui lutte pour la souveraineté irlandaise. Elle travaille principalement dans le groupe 32csm (Mouvement pour la souveraineté des 32 comtés de l’Irlande). Elle milite dans des mouvements anticolonialistes depuis a peu près 13 ans, et souhaite intégrer la perspective anti-impérialiste et anti coloniale aux divers luttes de classes qui se font sur le soi-disant Canada.Eric Pouliot-Thisdale

Eric Pouliot-Thisdale

Eric Pouliot-Thisdale est présentement recherchiste pour divers Conseils de Bandes au Québec et pour divers organismes autochtones et allochtones au Canada en matière historique, sociologique ainsi que pour certains enjeux légaux. Précédemment Technicien de Recherche à L’Université de Montréal (UDM), il est gradué en science sociale à l’Université du Québec à Montréal, (UQAM) où il complète sa dernière année pour l’obtention de la Majeure en Histoire. Il est recherchiste depuis 20 ans dans le domaine des archives publiques historiques, démographiques et patrimoniales de diverses sources, incluant les recensements, les archives militaires, les registres paroissiaux, les correspondances ministérielles pour ne nommer que ces derniers.

1ère partie :

2e partie :

Colonialisme de peuplement, capitalisme racial : Que la gauche le dise

texte écrit par Patricia Alexander

This text in English here. Translation by the Author.

Mot de Ni Québec, ni Canada : projet anticolonial :

Ni Québec, ni Canada : projet anticolonial publie ici une importante contribution à la critique anticoloniale interne de la gauche écrite par Patricia Alexander, membre de Québec solidaire. Bien que ce projet ne partage pas l’ensemble du point de vue défendu dans ce texte et n’appuie aucun parti politique, il semble important d’appuyer les démarches de réflexion qui visent à faire reconnaître la continuité du colonialisme de peuplement et du capitalisme racial dans leur actualité et de partir de leur nécessaire contestation critique et révolutionnaire dans le développement des perspectives politiques qui se veulent en rupture avec l’ordre dominant. Ainsi, ce projet salue le travail de notre camarade solidaire Patricia Alexander et nous invite à lire, à réfléchir, à discuter et débattre les positions courageuses qu’elle défend dans son texte.

Il est ainsi toujours possible d’ouvrir ce site à d’autres collaborations anticoloniales, si vous voulez participer d’une manière ou d’une autre au projet anticolonial Ni Québec, ni Canada vous pouvez écrire à niquebecnicanada(@)riseup.net ou pour envoyer de possibles contributions à niquebecnicanada(@)gmail.com

Mot de l’auteure :

Cet article traite des fondements du « Colonialisme de peuplement » au Québec jusqu’à présent. C’est un effort pour contribuer au débat dans la gauche québécoise et dans Québec Solidaire.

Il nous demande, en tant que Québécois.e.s d’origine coloniale, de reconnaître que le nôtre est un État, une économie et une société coloniale, qui prospère grâce à la dépossession du patrimoine des peuples autochtones – de leurs terres, ressources, communautés et droits. Il soulève des questions sur nos engagements envers les peuples autochtones et les personnes racialisées, les immigrant.e.s volontaires et involontaires, les réfugié.e.s et toutes les personnes marginalisées qui vivent le capitalisme racial qui existe sur ces bases.

Je remercie NQNC pour l’espace qui m’est offert pour partager ces réflexions avec un public plus large. J’avais soumis cet article pour publication à la revue Presse-toi-à-gauche (PTAG), journal en ligne qui se déclare : «Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche ». Le comité de rédaction se décrit comme des gens : « réunis par l’intérêt que nous portons au journalisme alternatif ainsi que par l’importance que nous accordons à l’existence d’une organisation comme Québec solidaire, formidable occasion pour la gauche en marche de grandir et de se faire entendre plus largement ». PTAG n’a pas répondu à ma soumission et n’a envoyé aucun accusé de réception. Un membre du comité de rédaction m’a déclaré qu’il ne souhaitait pas publier cet article, car ce dernier remet en question la base d’unité du groupe Révolution écosocialiste, groupe qui maintient lui-même une section dans PTAG.1

Je suis membre de Québec solidaire et je ne fais partie d’aucun autre groupement politique. Néanmoins, je partage la vocation du site NQNC (Ni Québec, ni Canada), « d’être en lutte et en solidarité active avec les mouvements autochtones dans le sens de leur libération et de leur décolonisation ».

Patricia Alexander

1 L’article Base d’unité de Révolution écosocialiste est publié dans les numéros de PTAG à partir du 17 novembre 2020 et des numéros suivants https://www.pressegauche.org/Revolution-ecosocialiste-Base-d-unite

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In memory of Wade Crawford, a friend and inspiration, who died this week

(from 2010)

Wade Crawford (aka the Duckman), an indigenous warrior from 6 Nations, talking about his participation to the so-called “Oka Crisis” and to other native struggles. He’s also talking about how much he was proud of her daughter Jade (who died recently) and the new generations who was and are continuing the fight.

with Freedom by Rage Against the Machine (as choose by Wade)